Bellevue, libérons la gentiane (suite) 7/02/2016

Ce dimanche 7 février 2016, 9 bénévoles sont revenus exporter la couche humique sur la zone déboisée une semaine avant, là où d’autres pieds de gentiane avaient été repérés. Ils ont utilisé pour cela leur arme favorite : le râteau à foin, modèle testé et approuvé par « Béthisy-Nature ».

Voyez plutôt :  P1020425

Nous devrons prochainement démanteler ces deux  caravanes abandonnées en bas de parcelle. Elles sont plus visibles depuis que nous avons déboisé.

 

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Bellevue redevient progressivement ce qu’elle était autrefois…

 

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9 benévoles fiers du travail accompli. Rejoignez-nous, il n’est pas obligatoire d’adhérer à l’association pour participer aux chantiers. Le prochain aura lieu le dimanche 21 février 2015 (lieu à définir).

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Bellevue 31.01.2016 : Libérons la gentiane croisette

Suite à l’observation le 22.11.2015 de quelques pieds de gentiane croisette par l’œil perçant d’une de nos bénévoles, nous avions décidé  de revenir pour abattre les pins et autres arbres pionniers qui les dominaient. En fin de compte, armés de 4 tronçonneuses aux dents acérées et plein de courage malgré le temps maussade, nous avons élargi la surface prévue et fait gagner à la pelouse de Bellevue plusieurs centaines de mètres carrés au niveau de sa pointe sud est. Nous souhaitons compléter le résultat obtenu par un ratissage du sol, afin d’exporter les feuilles mortes et autres débris végétaux. Cet appauvrissement bénéfique accélérera la régénération du milieu.P1020392P1020393P1020395P1020396P1020397P1020400P1020402P1020404P1020407

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Entretien de la pelouse de pente de la Sablonnière, dimanche 17/01/2016

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C’est l’unique pelouse que nous entretenons sur la commune de Béthisy St Martin. Elle appartient à un propriétaire privé qui nous a donné son accord  pour intervenir. C’est la 4e année d’entretien, après un chantier initial « pharaonique » en 2012.

Quel bel endroit, avec les genévriers en flamme qui donnent un air méditerranéen , et la vue qui porte en bas sur le village et plus loin sur la vallée…

Celle ci est très pentue, exposée plein Sud, ce qui favorise la présence d’espèces thermophiles. (voir les anciens articles du blog pour plus de détails, tapez « sablonnière » dans la case recherche). Et demande un peu de vigueur pour y travailler. Ça tombe bien car nous n’en manquons pas.

Nous sommes huit ce matin, dont deux jeunes gens qui effectuent une partie de leurs 70 heures au titre du Pass Permis Citoyen (mis en place par la région en juillet 2015). En effet notre association fait partie des organismes agrées pour cette nouvelle mesure, qui permet au jeune de 18 à 20 ans de recevoir 600 € pour l’aider au financement du permis de conduire. Faites-le savoir autour de vous.

Une personne manie la motofaucheuse, une autre la débroussailleuse à disque denté. Les six autres ne chômeront pas pour exporter en périphérie de pelouse tout ce qui sera coupé. En effet, pour favoriser la pousse des espèces intéressantes (orchidées, anémones pulsatiles…), le sol doit être appauvri, ne pas subir l’enrichissement lié au compostage des végétaux fauchés. C’est l’inverse de notre potager…

 

 

Avant notre action

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La pause à mi-mâtinée. C’est devenu une tradition. Et permet d’échanger sur divers sujets pas forcément naturalistes…

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la partie plate est gérée par le Conservatoire des Espaces Naturels de Picardie.

C’est l’ancien terrain de foot-ball du Village de Béthisy St Martin

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Le genévrier, couvert de baies comestibles et parfumées.

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Aspect final : on dirait le Jura, non ?

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Une équipe efficace au service de notre beau patrimoine  que nous transmettrons à nos enfants.  Rejoignez nous !

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Les syrphes du Bois de Beaumont – bilan 2015

Afin d'améliorer la connaissance de la biodiversité de cet ancien 
larris en grande partie aujourd'hui boisé, une tente Malaise
 a été positionnée en 2015 en lisière d'une petite clairière.
Ce piège à interception est utilisé régulièrement pour capturer et 
ensuite déterminer un certain nombre de famille d'insectes dont les 
Syrphes qui sont des Diptères (mouche).
A terme, la connaissance des espèces de Syrphes présentes sur le 
site permet d'appréhender l'intégrité écologique de cette partie 
boisée de la commune de Béthisy-Saint-Pierre.
Ainsi, en 2015, 149 syrphes ont été déterminées pour 32 espèces 
différentes. Avec quelques chasses à vue complémentaires 
(utilisation d'un filet à papillon), c'est un total de 41 espèces 
qui ont été déterminées en 2015.
Ce résultat reste pour l'instant partiel d'autant plus que la tente 
Malaise a "disparu" du site vers la fin de l'été alors qu'elle 
aurait dû rester jusque mi-octobre. 
Cet acte de vandalisme ne permet donc pas pour l'instant d'avoir 
une année complète de capture sur le Bois de Beaumont.
Néanmoins, 3 espèces que l'on peut considérer comme "patrimoniales" 
pour l'Europe ont été découvertes et 2 espèces considérées 
"patrimoniales" pour la France. 
Ce sont globalement toutes des espèces liées à des surfaces boisées. 
Deux espèces sont indicatrices de forêts intéressantes 
pour la conservation de la biodiversité : Brachypalpus valgus et 
Calllicera aurata.
Cette première analyse confirme bien les orientations 
du plan de gestion du site à savoir restaurer un secteur de pelouses 
calcaires tout en conservant une grande partie de boisements mâtures.

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Mise en place de la tente malaise au printemps
Xylota segnis - Beauvais (60) - 18avril15

Syrphe : Xylota segnis
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BELLEVUE entretien le dimanche 22/11/2015

Nous voici revenus sur des pelouses calcicoles emblématiques de notre commune. Elle héberge notamment deux espèces botaniques rares, la gentiane croisette et la véronique ne épis. Cette pelouse d’environ 3000 m2 est incluse dans une pièce de 6 hectares acquise en juin 2013 par la commune de Béthisy St Pierre grâce à l’intervention et au financement apporté par le Conservatoire de Espaces Naturels de Picardie. Les bénévoles de l’association Béthisy-Nature ont fourni un travail colossal démarré pendant l’hiver 2013-2014 pour assurer le sauvetage et l’aménagement du site.

Après des séances d’abattage et de débroussaillages intenses (cf articles précédents), pour la première fois nous sommes en phase de finition par la mise en oeuvre d’un fauchage mécanique combiné à un ratissage manuel afin d’exporter en périphérie de pelouse les herbes et petits ligneux.

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Les Syrphes : un autre groupe taxonomique pour appréhender la qualité des milieux

Spaerophoria scripta - Fresnoy la Riviere (60) - 20aout13 (1)-1 Chrysotoxum bicinctum (femelle) - Saint Pierre es Champs (60) - 19aout13 (1)-1

Les Syrphidés sont une famille de l’ordre des diptères. En Europe, on compte approximativement 850 espèces et un peu plus de 530 espèces pour la France. Leur principale caractéristique morphologique est l’aspect mimétique emprunté majoritairement aux hyménoptères, ainsi qu’à d’autres groupes d’insectes ou encore à des fleurs… Les mâles montrent tous des phases de vol stationnaire, ce qui permet de les distinguer de la majorité des autres insectes volants.

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Un piège à interception (tente Malaise – cf photo) a été posé par le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie au sein du bois de Beaumont le 18 mars 2015. Il permettra de capturer pour identification les Syrphes. N’étant pas sélectif, les autres insectes capturés seront valorisées par la suite en fonction des experts identifiés pour tel ou tel groupe. Le but de cette étude sur les Syrphes est triple :

  • Améliorer la connaissance des espèces présentes en Picardie et leur répartition

  • Essayer d’évaluer la qualité des boisements présents sur le site

  • Avoir un état initial avant les possibles travaux de remise en lumière des pelouses calcaricoles sous-jacentes.

 

 

L’étude des Diptères Syrphidae comme indicateur de la qualité de milieux naturels est actuellement impulsé au niveau national par un groupe inter-réseau piloté par Réserves Naturelles de France et les Conservatoires d’espaces naturels.

Ces insectes ont été identifiés comme bon indicateur de l’intégrité écologique d’un site pour les raisons suivantes:

– la majorité des espèces peuvent être facilement identifiables.

– l’écologie de 95 % des espèces françaises est connue (habitats occupés, alimentation des larves, traits de vie).

– contrairement à d’autres groupes d’insectes, les syrphes sont présents sur une large gamme de types d’habitats. Les informations écologiques disponibles sur les espèces attestent d’un haut degré de fidélité écologique de nombreuses espèces. Les Syrphes peuvent fournir des informations sur toutes les strates verticales d’un milieu, des zones racinaires de graminées à la canopée des arbres en forêt.

– les trois groupes trophiques sont présents chez les larves de Syrphes : espèces zoophages, phytophages et saprophages. Cette particularité, au sein de la même famille, permet de couvrir les trois groupes trophiques fondamentaux d’un écosystème.

– en terme d’échantillonnage, il existe une méthode standardisée de collecte des syrphes par l’utilisation du piège Malaise.

– le temps de génération des différentes espèces (de 8 semaines à 2 ans), couplé à leur mobilité rapide et aux différents habitats occupés, font des Syrphes un groupe qui donne des informations sur des changements à court (saisons) et à long termes des conditions du site.

– il existe une base de données où figure plus de 650 espèces avec les informations concernant leur écologie (période de vol, développement de larves, types d’habitats, de microhabitats occupés…).

A l’état adulte, les Syrphes ont un mode d’alimentation très homogène : ils se nourrissent de nectar ou de pollen, exceptionnellement de coulées de sève. Cette exigence alimentaire explique leur rôle important de pollinisateur notamment vis-à-vis du monde agricole. De plus, de nombreuses espèces se nourrissent de pucerons à l’état larvaire confirmant leur rôle précieux d’auxiliaires des cultures.

Pour l’instant, la synthèse bibliographique régionale réalisée et les inventaires réalisés depuis quelques années mentionne la présence de 176 espèces en Picardie.

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Chantier du coteau de Baybelle

Dimanche 22 février 2015 a été organisé un chantier nature par Thierry DECOUTTERE, conservateur bénévole du site et le Conservatoire.

Il était donc tout naturel qu’entre « voisins », nous donnions un petit coup de mains afin de limiter la progression des épineux sur cette grande et magnifique pelouse.

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Et c’est sous un soleil radieux qu’une quinzaine de bénévoles se sont mobilisés. Si la taille du chantier aurait certainement nécessité quelques matériels « thermiques », huile de coude, volonté et bonne humeur ont rythmé cette journée.DSCN0180DSCN0180DSCN0180

Nous aurons la chance d’observer bien que furtivement, une chouette chevêche, un rapace vulnérable et qui est en déclin en France comme en Europe, quatre buses variables, quelques bruants jaunes et quelques centaines de grives litornes.

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Buse variable (Buteo buteo)

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Bruant jaune (Emberiza citrinella)

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Grive litorne (Turdus pilaris)

C’est au nom de Thierry, que je remercie toutes celles et tous ceux qui ont participés et qui sont parfois venus de très loin, pour leur collaboration.

Laurent COLINDRE, Conservateur bénévole.

 

Publié dans avec le CENP (Conservatoire des Espaces Naturels de Picardie), SORTIES | Laisser un commentaire

Tête de Pigau martyrisée… mais Tête de Pigau restaurée !

Un trou assez grand pour qu’un adulte puisse passer a été constaté à la carrière de Béthisy-St-Martin, site de la tête de Pigau fin 2014. Il est fort probable qu’il s’agisse de malveillance.

ENTREE 700 X 900 MML’intervention du conservatoire fut nécessaire pour réparer et sécuriser de nouveau le site dès cette année.

Un « stock » impressionnant de déchets (gobelets en plastique, canettes en aluminium et bouteilles en verre principalement) éparpillés à l’entrée de la grotte. Rappelons que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé à tel point qu’il fait perdre la mémoire aux consommateurs qui oublient de ramasser leurs détritus… Il est bien loin le temps heureux du civisme et des bouteilles consignées. « Mais ça c’était avant »…!

Bref. Les comptages annuels de chauves-souris ont eu lieu dans les carrières du secteur par le Conservatoire. En ce qui concerne la Tête de Pigau, il a été comptabilisé 117 individus (record battu) soit 13 de plus que l’année antérieure.

année 2009 35
année 2010 72
année 2011 67
année 2012 103
année 2013 105
année 2014 104
année 2015 117

Pour rappel, cette carrière fût fermée en juillet 2011 et dès lors, les effectifs se sont accrus et s’y maintiennent depuis 2012. Notons la présence d’un Grand rhinolophe Rhinolophus ferrumequinum (Schreber 1774), qui n’avait plus été observé depuis 2009.

A bientôt,

Laurent COLINDRE.

Conservateur bénévole

 

 

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CHANTIER NATURE A BELLEVUE LE DIMANCHE 12-10-2014

Affiche Bethisy St PCHANTIER BELLEVEVUE 12-10+2014

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Le fourmilion : un insecte surprenant

Pour qui ne connaît pas le fourmilion, l’insecte parfait, ressemble quelque peu à une libellule. Mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit que les antennes sont épaisses et les ailes plus « nervurées ». D’autre part, l’insecte est crépusculaire et nocturne.

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Formicaleo tetragrammicus adulte pour les fidèles !

Les larves de l’animal creusent des cônes dans le sable afin de piéger leurs proies, en premier lieu des fourmis (d’où le nom vernaculaire). Cette larve construit un entonnoir quasi parfait de 4 à 6 cm de diamètre la nuit en l’espace d’une heure environ. Seules les mandibules sortent du sable. La proie qui tombe dans le cône ne s’échappera plus…

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Larve d’Euroleon nostras, présent dans la Vallée de l’Automne.

Les mandibules « caniculées » permettent à la fois le passage des sucs digestifs mais également d’aspirer le contenu liquéfié de la proie.

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Détail des mandibules : sympa non ?

Nous connaissons actuellement deux espèces picardes présentes en Vallée de l’Automne, mais d’autres espèces ont été répertoriées dans les départements limitrophes à la Picardie.

Nous avons sur Béthisy, plusieurs sites gérés ou non par l’association où cet insecte est présent. Il présente un intérêt faunistique important. Il était donc nécessaire de vous le présenter !

Laurent COLINDRE

Photos et texte de l’auteur. Tous droits réservés. 05/07/2014.

 

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